Réponse
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1. Comment signifier votre accord pour le don d’organes ?
a) Signez l’autocollant qui vous est envoyé avec le renouvellement de votre carte d’assurance-maladie et apposez-le au dos de votre carte. L’autocollant est également disponible dans les hôpitaux, les pharmacies et les CLSC.
b) Avisez votre famille de votre décision. Au Canada, le plus proche parent peut refuser son consentement au don d’organes d’un futur donneur même si la carte d’assurance maladie a été signée par ce dernier. Retour au début |
2. Est-ce que signer mon consentement sur ma carte d’assurance maladie fait automatiquement de moi un donneur d’organes ?
Non. C’est votre famille qui prendra la décision finale d’accepter ou non le don d’organes et de tissus, que vous signiez ou non votre carte d’assurance maladie, d’où l’importance de parler de vos volontés à vos proches. Retour au début |
3. Est-ce que la signature apposée sur la carte d’assurance maladie est légale ?
Oui, elle est parfaitement légale et peut être utilisée. Toutefois, au Québec, il est recommandé que tous les efforts soient faits pour obtenir l’autorisation de la famille afin d’éviter tout malentendu. Retour au début |
4. À quoi peut-on consentir ?
On peut consentir au don d’organes vitaux (cœur, poumons, foie, pancréas, reins, intestins), au don de tissus (yeux, os, peau, valves cardiaques), au don pour la recherche. Lors de la signature du consentement, il est possible d’émettre des restrictions particulières, par exemple, être d’accord pour le don de tous les organes et les tissus sauf les os et la peau. Ces restrictions seront alors respectées. Retour au début |
5. Qui peut être donneur d’organes et qui peut être donneur de tissus ?
C’est la cause du décès qui le détermine et le décès peut être constaté de deux façons : 1. Par arrêt cardio-respiratoire, lorsque le cœur s’arrête de battre et/ou qu’on arrête de respirer. Dans ce cas, si le patient est une personne de moins de 70 ans, sans problème de santé grave auparavant et n’ayant pas de maladies transmissibles, il peut être considéré donneur de tissus. Certains tissus peuvent être prélevés jusqu’à 24 heures suivant le décès. 2. Par décès neurologique, lorsqu’il y a destruction complète du tronc cérébral (à l’intérieur du cerveau) à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’un traumatisme crânien (accident) ou d’un manque d’oxygène au cerveau (réanimation cardiaque prolongée, noyade, pendaison). Le cerveau se retrouve alors comprimé par l’accumulation de sang ou de liquide dans la boîte crânienne, au point de couper toute circulation sanguine vers le cerveau. Sans circulation, le cerveau meurt. La circulation sanguine vers les organes peut être maintenue artificiellement et la personne se retrouve branchée à un respirateur. Ce n’est que dans cette situation seulement que le patient peut devenir donneur d’organes. Le décès neurologique va au-delà du coma. Et, tout comme le décès par arrêt cardio-respiratoire, il est irréversible.
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6. Le patient dans le coma ou dans un état neurovégétatif peut-il donner ses organes ?
Non. Pour être donneur d’organes, il faut que le patient ait un diagnostic de décès neurologique et les gens comateux ne sont PAS décédés. Le décès neurologique est aussi appelé mort cérébrale ou coma dépassé. Retour au début |
7. Peut-il y avoir erreur ?
Non. Le diagnostic de décès neurologique (ou mort cérébrale) est certifié par une série de tests et d’examens spécifiques, de façon indépendante par deux médecins n’ayant aucune relation avec les receveurs et ne faisant pas partie de l’équipe de prélèvement ou de transplantation (code civil du Québec art. 45) Retour au début |
8. Pourquoi faire une demande de don d’organes ?
Le don d’organes s’inscrit dans l’approche à la famille en deuil, comme option de fin de vie, car bien des gens signifient leur volonté de faire un don d’organes à leur décès. De plus, pour la famille, la possibilité d’aider des gens dans le besoin peut être une source de réconfort. L’important est de donner l’opportunité aux familles de choisir ou non le don d’organes. Retour au début |
9. Les transplantations sont-elles vraiment efficaces ?
Absolument. Les procédures de transplantations s’améliorent d’années en années et la grande majorité des patients greffés mènent une vie normale. Retour au début |
10. Peut-on être trop vieux ou trop malade pour un don d’organes ?
Les médecins évaluent la condition générale du donneur. Les organes sont scrupuleusement évalués par divers tests. Le plus vieux donneur d’organes au Canada a été donneur de foie, à 92 ans. Retour au début |
11. À quoi servent les tissus prélevés ?
Comme nous le savons, plusieurs tissus peuvent être prélevés après le décès. - Les yeux peuvent permettre à certains malvoyants de retrouver la vue.
- Les valves cardiaques sont utilisées régulièrement dans certaines chirurgies cardiaques.
- La peau accélère la guérison des grands brûlés.
- Les os longs sont utilisés dans diverses chirurgies orthopédiques et maxillo-faciales.
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12. Est-ce qu’on prélève tout le globe oculaire ?
Oui, mais seulement la cornée, considérée comme la vitrine de l’œil, sera greffée. Il est à noter que les gens atteints de myopie, de presbytie ou de glaucome peuvent être donneurs puisque ces problèmes n’affectent en rien la qualité de la cornée. Retour au début |
13. Le don est-il confidentiel ?
Tout à fait. Personne ne saura que vous avez été donneur d’organes à moins que votre famille n’en parle. Retour au début |
14. Le don d’organes ou de tissus affecte-il l’exposition du corps au salon funéraire ?
Non. Le prélèvement des organes et des tissus se fait dans le respect et la dignité du corps par une équipe de chirurgiens spécialisés dans ce genre de procédure. Il n’entrave en rien les pratiques funéraires et reste totalement impossible à déceler lors de l’exposition du corps. Retour au début |
15. Lors d’un décès, la population apprécie-t-elle qu’on lui donne des informations et explications en ce qui concerne les dons d’organes et/ou de tissus ?
Selon les résultats d’un sondage Léger & Léger, 95% des gens apprécient qu’on leur donne des informations sur les dons d’organes et de tissus. Retour au début |
16. Quels sont les impacts positifs du don d’organes et/ou de tissus sur la famille en deuil ?
Le don d’organes peut avoir un impact positif sur le processus de deuil d’une famille ayant consenti au don. Celle-ci peut avoir l’impression que la vie se poursuit d’une autre manière, que la mort de leur proche n’a pas été vaine. Les témoignages recueillis auprès des familles démontrent que, dans la majorité des cas, ce geste contribue à leur réconfort. Retour au début |
17. Quels sont les impacts négatifs du don d’organes et/ou de tissus sur la famille en deuil ?
Il peut y avoir un délai d’une à deux journées entre le décès et la possibilité pour le salon funéraire de récupérer le corps. De plus, une mauvaise approche à la famille lors de la demande de don peut perturber le deuil. Les infirmières ressources s’emploient donc à favoriser le meilleur contexte possible pour faire la demande et éviter cette situation. Retour au début |
18. Quelle est la différence entre l’infirmière ressource et le coordonnateur de Québec Transplant ?
L’infirmière ressource : Principalement, les infirmières ressources ont pour fonction la promotion du don d’organes et de tissus dans leur centre hospitalier respectif et le soutien au familles en deuil. Certaines d’entre elles ont un rôle régional et desservent plusieurs centres hospitaliers. La tâche principale de l’infirmière ressource est d’accompagner et de supporter ces familles, de leur expliquer clairement le diagnostic de décès et de leur donner toutes les informations nécessaires afin qu’une décision libre et éclairée en matière de don d’organes et/ou de tissus puisse être prise. Offrir cette option de fin de vie, parce que c’est aussi un choix de vie!
Le coordonnateur de Québec-Transplant : Il/elle est responsable de l’application du processus du don d’organes, de la référence et de l’identification du donneur potentiel à l’attribution des organes. Il assure également la formation et l’information des professionnels du réseau de la santé et des services sociaux en matière de don d’organes. Retour au début |
19. Peut-il y avoir un don d’organes et/ou de tissus lors d’une mort suspecte ?
Oui. Si le décès neurologique est probable, le coroner doit alors être introduit rapidement pour éviter toute situation litigieuse. Par la loi, il a le pouvoir d’autoriser ou de refuser un don d’organes et/ou de tissus. Il doit émettre un numéro d’autorisation afin que le prélèvement ait lieu. Retour au début |
20. Certains principes religieux peuvent-ils être à l’encontre du don d’organes et/ou de tissus ?
Aucune religion n’interdit le don d’organes. La majorité d’entre elles considèrent même le don d’organes comme un acte humanitaire. Par contre, certaines restrictions peuvent s’appliquer. Consultez votre chef religieux pour connaître les positions exactes de votre religion sur la question. Comme professionnels de la santé, nous devons simplement aider les familles à cheminer vers une prise de décision éclairée et surtout, respecter leur décision. Retour au début |